Gaillac. La volonté de réduire la production de déchets alimentaires à l’hôpital

Gaillac. La volonté de réduire la production de déchets alimentaires à l’hôpital

13 agents d’hôtellerie et de cuisine formés.

Dans le cadre des actions menées dans le Programme local de prévention des déchets de la Communauté de communes Tarn & Dadou, deux jours de formation ont été dispensés à 13 agents d’hôtellerie et de cuisine de l’hôpital de Gaillac.
Fin février, Amélie Galand, référente sensibilisation à l’environnement à Tarn & Dadou et Yannick Joulié, formateur au CPIE du Pays Tarnais ont animé deux journées de formation axées sur la gestion des déchets alimentaires en milieu hospitalier.
Après avoir trié et pesé pendant une semaine l’ensemble des déchets organiques, recyclables et résiduels produits sur les unités de Saint-Exupéry, de Saint-Jean, de Saint-André et à la cuisine centrale de l’hôpital, les agents ont pu analyser et comparer leurs résultats aux données nationales (264 g par personne et par repas de gaspillage alimentaire en établissements de santé, données nationales). Les enjeux pour l’hôpital sont connus du personnel : réduire les déchets à la source pour éviter le gaspillage alimentaire et réaliser des économies grâce à la baisse corrélative des achats de denrées alimentaires et du montant de la redevance spéciale. En effet, chaque année ce sont plus de 1500 bacs de déchets résiduels qui sont collectés par le service déchet de Tarn & Dadou et facturés à l’hôpital de Gaillac.

Les ateliers participatifs proposés par les deux animateurs ont permis de faire émerger plusieurs projets, parmi lesquels figurent la suppression des bouteilles d’eau en plastique, l’amélioration du tri des déchets, notamment du verre, la réduction des emballages des petit-déjeuners servis en chambre, la diminution de l’utilisation de produits toxiques pour l’entretien des locaux, l’ajustement des quantités servies aux patients, l’amélioration de la communication entre le service hôtelier et le service soignant grâce aux bons de commande, la production de compost avec les déchets issus de la légumerie dans un premier temps avant d’envisager un compost à plus grande échelle avec l’ensemble des restes de repas.

Cette première session a été riche en échanges et en projets grâce, notamment, à l’implication de la direction générale de l’hôpital, la direction des services et les agents hospitaliers.
Dans la continuité de cette action, l’hôpital de Gaillac s’engage dans l’opération régionale lancée par l’Ademe Midi-Pyrénées, le REQUAMIP (Réseau Qualité Midi-Pyrénées) et le C2DS (Comité de développement durable en santé) pour valoriser les déchets alimentaires dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. L’hôpital bénéficiera de formations sur le tri et la pesée des déchets, d’une information sur la nouvelle réglementation et comment éviter les risques financiers, d’un annuaire des prestataires et des solutions de valorisation en Midi-Pyrénées, sans oublier les retours d’expériences d’établissements de santé.

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